S’expatrier à Dubaï après ses études


Cité pétrolière en pleine reconversion économique, Dubaï mise désormais sur diverses activités pour promouvoir son développement. Cette politique de diversification fait de l’Émirat de Dubaï l’un des endroits phares du golfe où tout jeune finissant ses études pourrait faire valoir ses compétences. À cet effet, de nombreux secteurs sont à la recherche de mains-d’œuvre qualifiées, un potentiel assez rare à trouver localement. Avec une population d’Émiratie estimée à seulement 15 % de la population globale, Dubaï est alors un choix parmi tant d’autres pour une expérience professionnelle après ses études.

Comment partir à Dubaï ?

Travailler à DubaïDubaï se situe à quelque 5245 km de Paris, la capitale française. 1er hub mondial en termes de passagers internationaux, il est possible de visiter la ville de Dubaï au départ de l’Union européenne sans visa. Mais, dans le cadre d’une expérience professionnelle, le visa de travail est alors le sésame pour avoir le droit de pénétrer sur le territoire dubaïote en particulier et Émirati en générale. De ce fait, dans ce pays où le marché du travail est très protégé, chercher son emploi avant de débarquer est la solution idéale.

Comment trouver un emploi à Dubaï depuis la France ? En effet, même avec un taux de chômage estimé à environ 12 % de la population globale de l’Émirat, Dubaï ne manque pas d’offrir des opportunités pour les travailleurs internationaux. Ainsi, n’est-il pas rare de tomber sur des opportunités d’embauche sur les nombreux réseaux sociaux et les plateformes consacrées à la recherche d’emploi. On pourra à titre d’exemple citer LinkedIn comme réseau social pour explorer des opportunités d’embauche, mais également des plateformes dédiées à la recherche d’emploi comme pole-emploi.fr ; expat.com ou encore French Business Council – Dubai and Northern Emirates – section emploi. L’avantage d’une telle procédure tient même de la spécificité des Émirats arabes unis : sans sponsor, aucun expatrié ne peut y travailler. Dans ce contexte donc, c’est le sponsor ou l’employeur qui s’occupe des démarches administratives devant permettre à l’expatrié de travailler sur place. Il s’agit donc pour le sponsor de mener les démarches nécessaires pour l’obtention du visa de travail…

Néanmoins, il faut noter que de nombreux Français privilégient également la piste du tourisme pour une exploration sur place des opportunités d’embauche. Mais, il est aussi possible de bénéficier d’un contrat VIE (volontariat international en entreprise) pour travailler à Dubaï. Réservé uniquement aux jeunes venant de terminer leurs études et en quête d’expérience ailleurs dans le monde qu’en Europe ou en France, le contrat VIE a pour avantage d’éliminer toutes les tracasseries administratives auxquelles sera confronté le jeune travailleur à Dubaï.

Quelles sont les conditions de travail à Dubaï ?

Dubaï : destination businessComme certains endroits en plein Boom économique dans le monde, Dubaï attire des milliers d’expatriés chaque mois. Les gens y sont davantage attirés puisque les salaires sont un peu plus hauts que la moyenne en France. Le salaire moyen est de 3 000 dollars/mois à Dubaï, mais il faut reconnaître que la vie y est aussi chère. Par ailleurs, dans l’ensemble de l’Émirat comme dans celui de la ville de Dubaï, on ne perçoit pas de SMIC comme en France ou dans la plupart des pays européens.

Travailler à Dubaï, c’est aussi être prêt pour une mobilité croissante au sein des entreprises. En effet, il faut souligner le fait qu’à Dubaï, il existe de nombreux CDD, mais aussi de nombreux CDI qui peuvent être rompus à tout moment par l’employeur. Néanmoins, les Français sont des travailleurs qui bénéficient d’une certaine aura au sein de l’émirat compte tenu de la réputation de la France à l’extérieur. À cet atout non négligeable, la compréhension de la langue anglaise qui est un impératif et la facilité d’intégration dans le melting pot culturel dubaïote contribuent à pérenniser ou à gagner un emploi bien rémunéré.

De ce fait, certains secteurs sont particulièrement attractifs au sein de l’émirat de Dubaï. Le besoin croissant d’une main-d’œuvre qualifiée est donc constamment exprimé. C’est le cas du tourisme de luxe où après une école de tourisme, tout jeune diplômé peut bénéficier d’un contrat VIE à Dubaï ou d’un emploi direct obtenu grâce à internet.

Mais, à l’instar du tourisme de luxe, bien d’autres secteurs et métiers restent ouverts aux expatriés. C’est le cas par exemple :

  • de l’informatique et du numérique où un ingénieur peut gagner environ 6 000 dollars le mois ;
  • de l’hôtellerie et de la restauration où l’expertise française est recherchée ;
  • du secteur médical où le salaire de base d’un infirmier est d’environ 3 000 dollars ;
  • du Fintech, un secteur naissant dans les émirats ;
  • des hydrocarbures, un secteur qui recrute régulièrement à Dubaï. En effet, on y recherche constamment des spécialistes ;
  • de l’énergie solaire, un secteur en plein boom ;
  • du recyclage des déchets où le manque de spécialistes est handicapant pour l’émirat ;
  • etc.

D’une façon générale, s’expatrier à Dubaï après ses études, c’est aller à la quête de nouvelles expériences dans un milieu autre que celui où l’on a vécu.